Trafic d’armes vers Haïti : une résidente de Floride plaide coupable devant la justice américaine

Trafic d’armes vers Haïti : une résidente de Floride plaide coupable devant la justice américaine

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Une résidente de Jacksonville, en Floride, a plaidé coupable devant la justice fédérale américaine dans une affaire de trafic d’armes destinées à Haïti. Francesca Charles, âgée de 28 ans, reconnaît sa participation à un complot visant à exporter illégalement des armes à feu et d’autres marchandises hors des États-Unis. Elle risque jusqu’à 20 ans de prison, tandis que son audience de détermination de peine est prévue pour le 18 août prochain.

Selon les autorités américaines, l’enquête a débuté après l’interception, en février 2025, d’un conteneur expédié depuis Miami à destination d’Haïti. Les autorités dominicaines y avaient découvert 18 fusils, cinq armes de poing, des chargeurs, plus de 36 000 munitions ainsi qu’un silencieux. Les armes n’étaient pas déclarées sur les documents d’expédition, lesquels mentionnaient uniquement des effets ménagers.

NITE #1 Ambassade des Etats-Unis en Haïti

Les enquêteurs du Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives (ATF) et du Homeland Security Investigations (HSI) ont établi que Francesca Charles ainsi que Jacques Pierre et Jeff Pierre auraient acquis au moins 46 armes à feu entre mai 2024 et février 2025. Les autorités affirment également que deux fusils Barrett de calibre .50, considérés comme des armes de type militaire, faisaient partie des achats effectués dans le cadre du réseau présumé. L’un de ces fusils a été retrouvé dans le conteneur saisi, tandis que le second aurait été récupéré lors d’un affrontement entre la Police nationale d’Haïti et un groupe armé en novembre 2025.

Les registres de voyage et les documents d’expédition recueillis par les enquêteurs suggèrent que les suspects auraient coordonné plusieurs opérations liées à l’acheminement d’armes vers Haïti. Dans cette affaire, Jacques Pierre, 32 ans, et son frère Jeff Pierre, 34 ans, tous deux citoyens haïtiens résidant en Floride, font également l’objet de poursuites fédérales et risquent chacun jusqu’à 20 ans d’emprisonnement en cas de condamnation.

NOTE #2 Ambassade des Etats-Unis en Haïti

Les autorités américaines soulignent toutefois que les accusations portées contre les autres prévenus ne constituent pas une preuve de culpabilité. Conformément au principe de présomption d’innocence, leur responsabilité pénale devra être établie devant un tribunal compétent avant toute condamnation définitive.

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