Haïti – Insécurité : le directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale enlevé à Delmas, un nouveau coup porté à l’administration publique
Port-au-Prince, 25 juillet 2026 – L’insécurité continue de frapper les plus hautes sphères de l’administration publique haïtienne. Le directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Vijonet Demero, le professeur Ecclesiaste Télémaque, a été enlevé dans la soirée du jeudi 23 juillet 2026 par des individus lourdement armés.
Selon les informations disponibles, le rapt s’est produit dans la zone de Delmas 31-33, un secteur de la région métropolitaine de Port-au-Prince régulièrement touché par les actes de banditisme et les enlèvements contre rançon. Les circonstances exactes de l’enlèvement n’ont pas encore été précisées, et aucune revendication n’avait été formulée au moment de la publication de cet article.
Une nouvelle attaque contre un haut fonctionnaire de l’État
L’enlèvement du professeur Ecclesiaste Télémaque intervient alors que les actes criminels visant des responsables de l’État se multiplient dans le pays. Cette nouvelle affaire soulève de nouvelles inquiétudes quant à la capacité des autorités à protéger les cadres de l’administration publique dans un contexte marqué par l’expansion des groupes armés.
Le professeur Télémaque occupait les fonctions de directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, un poste stratégique au sein du MENFP où il participait à la coordination des principales activités administratives du ministère.
Par ailleurs, le comptable en chef du Ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), Aramis Almonor, a été enlevé il y a environ deux semaines à Delmas, selon le média Le Facteur Haïti. Il serait toujours retenu par ses ravisseurs.
James Boyard toujours retenu en otage
Ces enlèvements rappelle celui du professeur James Boyard, directeur de cabinet du ministre de la Défense, Mario Andrésol, qui est toujours retenu en otage depuis le début du mois de juin 2026.
Plusieurs semaines après son kidnapping, aucune information officielle n’a fait état de sa libération, illustrant la gravité de la crise sécuritaire qui affecte le pays.
Une insécurité qui continue de s’aggraver
Ces enlèvements successifs de hauts responsables de l’État témoignent de la dégradation persistante du climat sécuritaire en Haïti. Malgré des efforts annoncés par les autorités nationales et leurs partenaires internationaux pour combattre les groupes armés, les actes de kidnapping demeurent une menace majeure pour les citoyens comme pour les institutions publiques.
Les autorités n’ont, pour l’instant, communiqué ni sur les circonstances précises de l’enlèvement du professeur Ecclesiaste Télémaque ni sur les opérations éventuellement engagées pour obtenir sa libération.