Haïti : le chef de cabinet du ministre de la Défense kidnappé à Bourdon
Le chef de cabinet du ministre de la Défense, James Boyard, a été enlevé par des individus armés jeudi dernier à Bourdon, dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Selon les informations disponibles, son fils âgé de six ans a également été kidnappé lors de l’incident.
D’après les premiers éléments recueillis, James Boyard circulait dans la zone lorsqu’il a été intercepté par des hommes lourdement armés. Le rapt s’est produit sur la route de Bourdon, un secteur considéré comme stratégique en raison de la présence de plusieurs institutions étatiques importantes, notamment la Primature, la Villa d’Accueil ainsi que plusieurs ministères.
Cet enlèvement suscite de nombreuses interrogations sur la situation sécuritaire dans la capitale. La zone de Bourdon est généralement perçue comme l’un des secteurs les plus surveillés du pays en raison de la proximité des principaux centres de décision de l’administration publique. Malgré cela, les ravisseurs ont pu mener leur opération sans être inquiétés.
Jusqu’à présent, le ministre de la Défense, Mario Andrésol, n’a pas encore réagi publiquement à cette affaire. Aucune information officielle n’a non plus été communiquée concernant d’éventuelles démarches entreprises par les autorités pour obtenir la libération des victimes ou retrouver les responsables du kidnapping.
Cet enlèvement intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des actes criminels et des kidnappings dans plusieurs régions du pays. Alors que les autorités annoncent un renforcement des dispositifs de sécurité, notamment dans le cadre de la Coupe du Monde 2026 et des rassemblements populaires liés à la participation historique de la sélection haïtienne, les groupes armés continuent de démontrer leur capacité d’action.
La multiplication des enlèvements au cours des derniers jours alimente les inquiétudes de la population face à la dégradation persistante du climat sécuritaire. Pour de nombreux observateurs, le kidnapping d’un haut fonctionnaire aussi proche du ministère de la Défense constitue un signal préoccupant quant à l’ampleur des défis auxquels les forces de sécurité sont confrontées.
Les autorités n’ont pas encore publié de bilan officiel concernant cette affaire, tandis que les proches des victimes et l’opinion publique restent dans l’attente de nouvelles informations sur leur sort.